Découvrir La Gomera
- Cindy et Louis
- 11 août 2023
- 5 min de lecture
Oh qu’on a bien dormi cette nuit. On n’a pas bougé du tout, ce qui a été un luxe dans les derniers jours. Pas que je n’aime pas quand ça bouge, mais ça a fait du bien que tout le monde dorme. Louis et moi allons à la marina pour réserver une place. En fait, on a fait une réservation pour 2 jours par leur site internet, mais comme nous n’avons pas de réponse (on aurait dû le faire avant) et qu’on veut voir les possibilités de rester plus longtemps, on va à la rencontre de Vanessa dans les bureaux.
On se décide de prendre au moins jusqu’au départ de Max et Andrea. Puis, juste au cas, on demande s’il y aurait de la place jusqu’en janvier. Il n’y a pas de place. Il y a une régate en septembre ou en octobre donc ils ont besoin des places à la marina. Pendant qu’elle fait les procédures d’enregistrement, je regarde d’autres ports à La Gomera et à El Hierro. On pourrait aller au Nord d'El Hierro, elle nous dit que lorsqu’on veut y aller dans quelques jours, il y aura beaucoup de vent, qu’on s’y rendra sûrement en moins de 2h avec le vent. Yeah! J’ai hâte ;) Non mais il faut ce qu’il faut. Par contre, pour réserver une place je ne vois pas ce port dans les marinas et quand on est passé il y a quelques jours, il était vide. Il y a peut-être une raison. En attendant, Vanessa voit bien qu’on essaie de trouver un autre endroit et elle dit qu’elle essaie de faire un petit miracle. Elle nous demande si on pourrait revenir en septembre ou octobre et elle aurait de la place jusqu’en janvier, mais on ne peut pas. Elle continue les procédures d’enregistrement. Elle nous dit en riant qu’on aura peut-être pas vu La Gomera dans notre voyage mais on pourra dire que les bureaux de la marina sont beaux et qu’on les a bien vu car c’est un peu long, mais ce n’est pas grave, on rit avec elle. Elle nous trouve quelqu’un pour notre moteur et nous explique quoi aller voir sur l’île selon elle. Ce n’est quand même pas du temps perdu. Puis elle nous dit que quelqu’un est parti ce matin pour Gran Canaria pour faire des réparations sur son bateau et qu’il sera parti au moins 6 mois. Génial, son collègue nous dit qu’on pourrait prendre son quai, mais qu’on doit décider maintenant car demain quelqu’un le prendra peut-être. On se regarde. Ok. Ça nous fera un stress de moins pour chercher une place avant la fin de nos vacances. C’est un peu plus cher mais on est en amour avec l’endroit. Les gens sont super serviables et sympathiques. Il y a pas mal tous les services. Les quais de bétons sont propres et sans bruit. L’eau est clair et on y voit les poissons du quai. C’est bien sécuritaire avec les grilles. On sera bien ici. Pendant qu’on y est, on réserve aussi l’auto pour quelques jours.
Quelle matinée productive! Merci Vanessa des bureaux de la marina!
On déjeune pendant la pause de Raymond puis on change de quai pour celui plus permanent. Raymond vient me chercher en zodiac pour m’apporter sur l’autre quai. Son collègue y est. Je vois Soleau 1 arriver. Louis m’a avertie, ainsi que Raymond qu’on se mettrait au quai à reculons pour être à bâbord. Ils approchent du quai, ils passent près de l’ancre d’un bateau amarré, Raymond averti. Je leur dit car Raymond parle seulement en espagnol mais il réussi à se faire comprendre. Louis ne bronche même pas. Il passe près mais pas de stress. Il recule comme un chef. J’entends les deux employés discuter entre eux et je comprends qu’ils disent que Louis est bon. Andrea dira la même chose plus tard car elle comprend mieux l’espagnol. C’est agréable d’entendre de la part de deux personnes qui voient des marins tous les jours que Louis est un bon marin. On le sait, mais c'est toujours plaisant à entendre.
On va ensuite chercher l’auto et on part vers Agulo (photo 2) en passant par Hermigua (photo 1).


On va ensuite vers le centre de visitantes. On en apprend sur le feu de 2012 dans le parc national, sur les bergers siffleurs qui se parlent par sifflement . On a vu un berger siffler dans une vallée et dire:
« Avez-vous vu une chèvre noire? »
« Est-ce que tu en as perdu une!»
«Non c’est Domingo qui en a perdu une noire?»
«J’en ai trouvé une qui est avec mon troupeau» «Je vais lui laisser savoir»
C’est extraordinaire que deux personnes loin l’une de l’autre, siffle et trouve la vache/chèvre égarée. Ils disent aussi qu’ils y a beaucoup de rats et de lapins qui ont été intégrés à l’île mais qu’il y a peu de prédateurs donc ça crée un problème avec les récoltes.
On arrête aussi au mirador de Abrante. C’est fermé et on ne peu pas aller sur une passerelle de verre pour voir sous nos pieds, mais, c’est une petite passerelle de verre, on ne manque rien. Par contre, la vue est superbe: la terre ici est rouge. Et c’est un endroit à voir car une dizaine de jeep de touristes y arrête aussi. En repartant de l’endroit, ils nous laissent prendre le chemin en premier. C’est gentil. On se trompe de chemin sur la route et c’est tant mieux car quand on revient sur le bon chemin, tous les véhicules sont déjà passés ou finissent de passer. C’est bien car ils roulent assez vite et nous on veut voir la vue, on est pas pressé comme ces touristes qui n’ont que quelques heures pour en voir le plus possible avant de reprendre le traversier vers Tenerife (on a vu leur camion en soirée dans l’immense bateau).

On a hâte de manger. On continue donc le chemin et on arrête au Mirador de Vallehermoso qui est spectaculaire.

Bien contents d’être arrêtés quelques minutes. On continue vers La Laguna center? Qui est un endroit pour faire plusieurs activités de plein air. Nous on y va surtout pour manger. On se stationne et comme on s’approche des bâtiments, on voit tous les gens et les jeep de touristes qui prennent un verre ou une bière dehors. On espère que le restaurant n’est pas plein, mais il reste de la place pour nous, puisqu’eux sont dehors. Malgré tout, c’est assez remplie à l’intérieur. La nourriture est bonne et les serveurs sont souriants et gentils. Ils sifflent même comme les bergers qu’on a vu en film pour dire le nom des plats. Un bon restaurant familial en nature. On aime!
On arrête à un dernier mirador sur le chemin du retour. Arrivés au bateau, Andy gonfle le dinghy et on va se baigner 15 min (ça fait du bien) pour 15-20 min aller et 15-20 retour avec en plus, un bateau dans le chemin au retour, donc ça nous a ralenti un peu. Un dinghy avec moteur électrique c’est moins rapide qu’un gros bateau à moteur. Donc on est poli et on les laisse passer. Il y avait aussi des vagues et du vent qui nous ont ralenti un peu, mais on n’est pas pressé, on est en vacances.
On relaxe en soirée, on soupe de hamburgers et de la salade d’hier. Une autre belle journée!
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